Au début des années 1980, l`Algérie a déclaré qu`elle allouerait 1% de son produit intérieur brut (PIB) à l`aide aux pays du tiers monde, avec environ 80% en provenance d`autres pays africains, mais l`Algérie a été principalement bénéficiaire de l`aide. Le fardeau de la dette de l`Algérie a augmenté régulièrement depuis les années 1970 en raison de la crise financière mondiale et de la baisse des prix du pétrole à la fin des années 1990. Le secteur des hydrocarbures a maintenu de solides résultats au premier trimestre de 2017, affichant des gains de 7,1% en glissement annuel (y-o-y) et en aidant le PIB pour le trimestre à 3,7% de plus qu`un an plus tôt. À 2,8%, la croissance non pétrolière du trimestre était plutôt modeste, soit une diminution de 1,2 points de pourcentage sur la même période de l`année précédente. Néanmoins, c`est la plus forte performance trimestrielle pour le secteur des non-hydrocarbures depuis le premier semestre de 2016. Divers autres facteurs ont contribué à la croissance des prix à la consommation, notamment le resserrement des restrictions à l`importation pour promouvoir la production nationale, l`augmentation du taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et les réformes des subventions. De même, la dévaluation près de 30% du Dinar depuis 2014 a été alimentée par des prix à l`importation plus élevés. Ayant été aussi faible que 2,9% en 2014, l`inflation des prix à la consommation était en moyenne de 4,8% en 2015 et a augmenté de 6,4% en 2016 avant de modérer à 3,1% à la fin du 2017 juillet. L`Algérie reste une économie relativement fermée, les investisseurs étrangers étant empêchés de prendre des participations majoritaires dans des entreprises ou des projets locaux depuis 2008. Une série de restrictions à l`importation ont également été introduites ces dernières années, car le gouvernement a tenté de renforcer la capacité de production nationale et de réduire les déséquilibres dans les comptes extérieurs. Toutefois, la diversification n`a pas été étendue au secteur des exportations, dont la grande majorité est encore comptabilisée par le pétrole et le gaz. À la mi-2016, le gouvernement a mis en place un cadre budgétaire à moyen terme audacieux qui vise un budget équilibré de 2020, parallèlement à un nouveau modèle de croissance établissant une vision stratégique pour le développement économique et la Diversification de 2030.

Une croissance relativement vigoureuse dans le secteur des non-hydrocarbures en 2014 et 2015, avec des gains de 5,6% et 5% respectivement, a compensé la faiblesse du secteur des hydrocarbures encore dominants, qui s`est contracté de 0,6% en 2014 avant d`afficher un modeste gain de 0,2% en 2015, selon la National de statistique (Office national des statistiques, ONS). Cela a permis à la croissance globale du PIB de demeurer respectable à 3,8% en 2014 et 2015, même face à la baisse des prix du pétrole, contre laquelle environ 95% des exportations sont évaluées. Les réformes proposées dans le document ignorent la corruption généralisée qui a touché presque tous les projets de grande envergure en Algérie. Le projet phare de développement de l`Algérie, l`autoroute est-ouest, est victime du malaise national. Initialement alloué un budget de $6 milliards, le greffon rampant a vu le projet finalement achevé pour un prix de près de $15 milliards, ce qui en fait mile pour Mile la route la plus chère dans le monde. Les petites et moyennes entreprises (PME) continuent de constituer l`épine dorsale du secteur privé algérien, avec 1 million de PME représentant 2,5 millions d`employés en 2016. Bien qu`il existe des preuves que le taux de formation des entreprises a repris au cours des dernières années, il est encore tombé à court de cibles. L`intensification reste un défi pour les petites PME, tout en accédant au financement peut également être un problème (Voir l`analyse).

À la fin du novembre 2017, la chambre basse du Parlement algérien a approuvé les hausses des prix de l`essence et du diesel subventionnées dans le cadre du budget 2018. Depuis 2008, les investisseurs étrangers ont été limités à une participation maximale de 49% dans une entreprise. Cette politique de 49:51 a été largement critiquée, citée comme l`une des raisons pour lesquelles les flux d`investissements directs étrangers (IED) vers l`Algérie ont diminué ces dernières années. Selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, les entrées d`IED ont atteint une moyenne de 1,59 milliard de dollars, passant de 2005 à 2007, mais ont stagné à 1,51 milliard de dollars par 2014.

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